X-Men Dark Phoenix : nos impressions après 30 mn du film

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Alors qu’elle et les autres X-Men partent dans l’espace secourir les passagers d’une navette spatiale, Jean Grey est frappée de plein fouet par une force cosmique. De retour sur Terre, elle va vite découvrir que cette entité a multiplié la force de ses pouvoirs et l’a rendu particulièrement instable. Incapable de se maîtriser, elle va devenir un danger pour ceux qui l’entourent. En lutte contre elle-même, elle va aussi rentrer en lutte contre les autres, amis ou ennemis.

Inutile de voir les trois extraits proposés pour comprendre ce qui nous attend avec ce X-Men : Dark Phoenix, la seconde bande-annonce en montrant déjà beaucoup (trop ?). Entre ceux qui veulent l’aider et ceux qui veulent l’éliminer, Jean Grey (Sophie Turner) va se retrouver avec une cible sur le front alors qu’elle est tiraillée entre le bien et le mal. Et dans ce conflit interne, la mystérieuse Lilandra (Jessica Chastain) pourrait bien faire pencher la balance.

Ce que les séquences présentées montraient par contre (ne vous inquiétez pas, aucun spoiler) c’est à quel point ce quatrième film de la nouvelle saga semblait se tourner vers l’humain. Les relations entre les personnages, leur humanité, leur moralité paraissent au centre du récit. Ce que confirme d’ailleurs le producteur iconique de la franchise depuis Le Commencement, qui fait ses premiers pas derrière la caméra avec cet opus, Simon Kinberg. « C’est la question centrale de l’histoire : lorsqu’on a des êtres proches qui ont des problèmes, qu’il s’agisse d’une addiction ou des soucis mentaux, quand cesse-t-on de vouloir les sauver ? ». Les extraits en sont le juste reflet puisqu’on sent chaque mutant à un tournant de sa vie, au moment de faire des choix quel sera le bon ?

Si les X-Men ont toujours fait appel au fantastique, au super-héroïque, ce Dark Phoenix promet d’amener une approche davantage réaliste, plus que jamais reflet de la société dans laquelle on évolue. Pour Sophie Turner, son personnage va vivre quelque chose de très intime qui va trouver un écho en chacun. On n’y parle plus de super-héroïne, mais tout simplement d’un être humain qui souffre. « Je ne l’ai pas abordé comme une gentille ou une méchante, juste comme quelqu’un de vrai, d’honnête, de réel ».

Les amis d’hier seront-ils les ennemis de demain, et vice-versa ?

Ce X-Men : Dark Phoenix va donc rabattre les cartes pour redéfinir les forces en puissance. Qu’il s’agisse du Professeur X, de Scott / Cyclope, de Hank / La Bête, Raven / Mystique et même d’Erik / Magnéto, tous vont devoir choisir entre aider ou éliminer Jean, en assumant les conséquences de ce choix. On ressent rapidement dans les premières images qu’il y a une vraie remise en question de certaines décisions, certains leaderships, « Toutes les perceptions s’effacent face à de nouvelles interrogations » précise le producteur Hutch Parker.

À ce titre, même si le sujet reste fondamentalement le même, on sent bien que cet opus se différencie assez rapidement de L’Affrontement Final par des choix moraux plus flous, moins manichéens, qu’il s’agisse de Jean ou de ses compagnons. Dès lors, même si les différentes bandes-annonces en dévoilaient beaucoup, on se dit qu’on n’est pas à l’abri de plusieurs surprises pendant le film. Et de toute façon cette fois, on ne peut pas compter sur Wolverine pour régler le problème.

De ce qu’on a pu voir, les rapports de force changeants vont affecter jusqu’aux scènes d’action, celles-ci étant centralisées à chaque fois sur un conflit bien précis pour les personnages. Ce n’est plus détruire pour détruire, chaque bataille s’annonce… personnelle avec des enjeux plus intimes. Magnéto est-il toujours aussi radical ? Xavier est-il toujours sage ? « Chaque scène d’action est l’expression de la personnalité des protagonistes. On fait parler d’abord l’émotion avant l’action » souligne Kinberg. On espère que ça se vérifiera sur toute la durée du long-métrage.

Alors évidemment, il est trop tôt pour pouvoir dire si, oui ou non, ce X-Men : Dark Phoenix tiendra toutes ses promesses et si on aura le choc émotionnel attendu, mais après la déception que fût Apocalypse en terme de traitement des personnages, notre première impression est que celui-ci semble partir dans la direction inverse. Ce n’est pas plus mal. Parce que malgré nos craintes, malgré certains membres du casting ne dissimulant plus leur manque de motivation à l’écran, malgré le gros souci de temporalité (selon la chronologie des films, il reste dix ans à Michael Fassbender pour se transformer physiquement en Ian McKellen), on a envie que la franchise pré-Disney finisse comme elle a commencé : sur une bonne note. Elle le mérite et nous aussi.



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Source: LeJournalduGeek

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