Test Samsung Galaxy S10 : un format idéal au détriment de l’autonomie

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Après notre test du Galaxy S10+ voici notre verdict concernant sa version plus réduite, le Galaxy S10. Contrairement aux modèles des années précédents, ils partagent enfin les mêmes modules photo arrière. Leurs différences se trouvent du côté du format, de l’écran et de la batterie. Porte étendard du premier constructeur de smartphone au monde, il doit faire face à une concurrence de plus en plus rude, notamment du côté de la photo. Mais la marque sud-coréenne a plus d’un tour dans son sac et peut compter sur expérience dans le marché des smartphones. Si votre cœur balance entre le S10 et le S10+, ce test devrait vous aiguiller !

Regardons avant toute chose les caractéristiques techniques du Galaxy S10.

Nom Samsung Galaxy S10
Ecran – 6,1 pouces
– Dynamic AMOLED
– HDR10+
– Always-on Display
Définition de l’écran – QHD+ (3040 × 1440)
– Résolution de 550 ppp
SoC – Exynos 9820
– GPU Mali-G76 MP12
– Gravure en 8 nm
Logiciel – Android 9.0 Pie
– Surcouche One UI
Mémoire vive – 8 Go
Mémoire interne 128 Go / 512 Go
Port Micro-SD Oui (jusqu’à 512 Go)
Batterie – 3400 mAh (non-amovible)
– Recharge sans-fil
– Recharge sans-fil inversée PowerShare
Appareil photo dorsal – Capteur principal de 12 MP
– FoV 77° et Double Ouverture f/2.4 et f/1.5
– Autofocus Dual Pixel
– Capteur téléphoto 2x de 12 MP
– FoV 45° et Ouverture F/2.4
– Capteur ultra grand-angle de 16 MP
– FoV 123° et Ouverture F/2.2
– Photo HDR automatique
– Capture vidéo UltraHD à 60fps
– Ralentis jusqu’à 960fps en 720p
– Stabilisation optique
– Mode Vidéo Action-Cam super stabilisé
Appareil photo frontal – 10 MP
– Ouverture f/1.9
– Smart Autofocus
– Reconnaissance des visages 2D
– HDR automatique
– Capture vidéo frontal en UltraHD à 30fps
Dimensions 149.9 x 70.4 x 7.8 mm
Poids 157 grammes
Carte SIM – 2 x nano-SIM (ou 1 × nano-SIM + carte micro-SD)
Capteur d’empreintes digitales Ultrasonique sous l’écran
Connectique – USB Type-C
– NFC
– WiFi 6 (802.11 a/b/g/n/ac/ax)
– Bluetooth 5.0
– 4G LTE Cat. 20
GPS A-GPS, GLONASS, BDS, Galileo
Prise jack Oui
Etanchéité à l’eau Oui (IP 68)
Coloris Noir, Blanc, Vert
Prix de lancement Edition Standard :
– 909 euros avec 128Go et 8Go de RAM
– 1159 euros avec 512Go et 8Go de RAM

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Last Amazon price update was: 14 mars 2019 18:23

Petit pour les mains, grand pour les yeux

Je ne vais pas vous le cacher plus longtemps, je suis séduite par le format. Quand je l’ai eu pour la première fois dans les mains, j’ai laissé échappé un petit “oh” de surprise. C’est un grand dalle de 6,1 pouces et pourtant, il paraît presque compact aux côtés d’autres smartphones avec la même diagonale. Et pour cause, la surface de l’écran se trouve si bien optimisée que le boîtier ne paraît pas imposant. Cette impression se voit renforcée par des bordures fines grâce aux bords latéraux incurvés, un très fin menton et un simple trou pour la caméra avant. Une chose est sûre, difficile de le confondre avec un autre téléphone. Enfin, il pèse “seulement” 157 grammes.

Cette performance n’est pas juste belle à regarder. Un bon design est un design qui sert le confort et l’expérience utilisateur. Avec mes petites mains, je suis souvent contrainte d’utiliser les deux pour atteindre le haut de l’écran ou les boutons physiques. Avec le format du Galaxy S10, j’arrive à exécuter presque toutes les tâches d’une seule main ou du moins, sans effectuer de pirouettes avec mes doigts. L’utiliser au quotidien est un réel plaisir.

Le dos en verre attrape les traces de doigts et les salissures s’incrustent un peu trop facilement autour de ce triple module photo en relief. Attention par ailleurs où vous le posez car il glisse. Il a subi une vilaine chute dans ma cuisine. J’ai été surprise de ne voir aucune trace de cet incident ! Bien entendu, je doute qu’il résiste si bien en extérieur…

La position des touches est à demi bien pensée. Ou plutôt, bien pensée pour Samsung et un peu moins pour l’utilisateur. La touche de mise en tension ou verrouillage/déverrouillage se place sur la tranche droite : pas de problème. En revanche, à gauche, notre doigt tombe plus naturellement sur le fameux bouton dédié à Bixby, l’assistant intelligent de Samsung. Il aurait sans doute été vraiment plus agréable pour nous que sa position soit échangée avec celle plus utile du réglage du volume audio. Samsung souhaite vraiment nous pousser à utiliser Bixby. Malin de leur part et pas si gênant : cela nous pousse à rectifier la position de notre doigt, mais je n’ai pas eu vraiment la malencontreuse occasion de déclencher l’assistant par inadvertance. Ma cohabitation avec Bixby s’est plutôt bien déroulée, je reviendrai dessus un peu plus tard sur la partie dédiée à l’expérience logicielle.

Le capteur d’empreintes biométrique ultrasonique

Oubliez ce temps damné des Galaxy Note 8 et S9 où pour attraper le lecteur d’empreintes il fallait quasi systématiquement salir ses objectifs photo. Le S10 profite d’un capteur digital ultrasonique. Cette technologie se veut plus précise que les autres déjà rencontrées sur le Mi 9 par exemple. Et il faut dire qu’une fois enregistré, le résultat est quasi instantané. Je n’ai pas eu besoin ce petit laps de temps d’adaptation pour positionner correctement son pouce. Mon doigt tombe parfaitement dessus et il réussit à lire mes empreintes même si mon pouce se trouve un peu dévié par rapport à la position initiale et enregistrée. Plus rapide à réagir également, il n’est pas nécessaire d’appuyer longuement pour déverrouiller son écran. Je continue de penser que rien ne vaut la rapidité d’un capteur d’empreintes digitales plus traditionnel, mais je reste assez convaincue par celui de Samsung.

via GIPHY

Un écran somptueux

Intéressons-nous maintenant à l’écran de ce Galaxy S10. Samsung s’est toujours refusé de céder à la solution de l’encoche, quelque soit sa taille, pour étendre la surface de son écran La petite “bulle” – terme officiellement utilisé par le constructeur – s’invite sur le coin supérieur droit. Honor et son View 20 a été le premier à choisir le poinçon, mais ici on a une intégration et un cercle parfaits sur une belle dalle Amoled. Il ne gêne pas, on l’oublie facilement même pendant la lecture de vidéo ou les parties de jeux vidéo. Et puis, merci Internet, les fonds d’écran jouant de ce trou en fond désormais même un atout qui ne manque pas de style. Autre petit fait qui fait son effet : quand la reconnaissance faciale se met en route, un petit liseré apparaît autour de la caméra frontale.

Que dire sinon de son écran ? Samsung est un maître en matière de fabrication d’écran usant de la technologie Oled. Une perfection avec un contraste infini, des couleurs vives et naturelles, une luminosité irréprochable même sous le soleil… Vous pouvez même recalibrer les couleurs et la température ou encore choisir entre le profil au rendu naturel ou plus vif. Comme bon vous semble !

La bonne surprise One UI

Nous vous en avons déjà parlé dans le cadre du test du Galaxy S10+ sorti il y a quelques jours, la nouvelle interface de Samsung One UI vient considérablement améliorer l’expérience logicielle. Bien entendu, il s’agit en grande partie de préférences personnelles. Certains préfèrent iOS, d’autres Android stock, MIUI, EMUI, etc. Mais il faut reconnaître qu’en troquant l’ancienne surcouche, Samsung fait un sacré pas en avant. Bien plus clair, ordonné, particulièrement intuitif et avec plein de bonnes idées qui complète la proposition de l’OS de Google (Android 9 Pie). Mode nuit, propositions de réglages pertinents, menus enfin classés par catégories, logiciel photo simplifié… Même les applications ont été repensées pour l’utilisation de grands écrans. Il peut parfois se révéler difficile d’accéder aux informations sans faire appel à sa deuxième main. Pour cela, One UI a divisé l’écran de ses applications en deux espaces : une zone inférieure avec laquelle interagir depuis son pouce et une seconde supérieure plus dédiée à la lecture.











Et Bixby ? Sachez qu’il est possible de changer le raccourci du bouton physique par à peu près tout ce que vous voulez sauf, il fallait s’y attendre, un autre assistant. Pour le moment nous avons à faire avec une version bêta de l’IA en français. Bixby reste encore très limité par rapport à un Google Assistant ou même Alexa d’Amazon. Faire le lien avec l’ensemble de nos applications utilisées au quotidien ce n’est pas pour tout de suite. On a bien quelques nouveautés comme la fonctionnalité Bixby Routine censée apprendre plus vite de nos habitudes et préférences, et puis Bixby s’est mis au rap, et fait même des blagues… Petite sélection !








Performances au rendez-vous

Comme chaque année, Samsung livre ses flagships en deux versions distinctes : une avec le dernier Snapdragon aux États-Unis, et une porteuse de son SoC maison l’Exynos. Pour le S10 il faut compter sur le 9820, 8 Go de RAM et 128 ou 512 Go de mémoire interne. L’appareil se montre puissant dans toutes les situations possibles. La puce mobile sud-coréenne se trouve moins puissante qu’un Snapdragon 855, en atteste les résultats aux benchmarks et la gravure de 8 mm contre les 7 mm de Qualcomm ou même du A12 Bionic d’Apple et Kirin 980 de Huawei. Mais aujourd’hui, cette différence ne se remarque pas à l’utilisation. Qu’il s’agisse de jeux vidéo en 3D très gourmands en ressources, la multiplication des applis en cours d’exécutions, la prise de photos/vidéos ou la navigation poussée sur les réseaux sociaux… Sa fluidité résiste à toutes les épreuves.




Autonomie et Charge rapide

Passons au sujet qui fâche : l’autonomie. Le nouvel Exynos monte en puissance, mais la batterie ne suit pas. L’intelligence artificielle ne suffit pas à booster les capacités de celle-ci, fixée à 3400 mAh. Rechargé à 100 % le premier jour à 19h, l’autonomie fond comme neige au fil des heures jusqu’à tomber à 66 % le lendemain matin à 10h15 et 15 % à 16h00. Je l’ai rechargé vers 17h30. Pourtant, c’était une journée sans benchmarks ou utilisation intensive de l’appareil photo ou contenus multimédias. Décevant et loin derrière ce que propose la concurrence. Notons que le S10+ s’en sort bien mieux grâce à l’intégration d’une batterie plus grosse de 4100 mAh.

Heureusement, le Galaxy S10 se recharge rapidement. Enfin, si vous mettez la main sur un autre chargeur que celui inclus dans le packaging. Ce dernier de 15 W permet de regagner 50 % en une demi-heure et les 100 % en une heure et demie environ. Alors oui ce n’est déjà pas si mal, mais cela reste inférieur à ce que propose la concurrence comme Huawei qui livre son Mate 20 Pro directement avec un boîtier secteur de 22 W et n’a besoin que d’une heure pour retrouver la totalité de sa charge.

Enfin, et pas des moindres, le S10 accueille la recharge rapide inversée. Une technique qui s’avère pratique et efficace pour recharger ses accessoires comme les Galaxy Buds (notre test arrive bientôt). Néanmoins j’émets quelques réserves quant à une utilisation régulière : le S10 a déjà une petite autonomie. Cette fonctionnalité reste pour le moment une solution d’appoint.

Mais attardons nous un peu plus sur l’une des parties pour laquelle Samsung s’est fait une place de choix dans le marché des smartphones les plus premium : la photographie. Cela fait depuis plusieurs modèles que les Galaxy S et Note font office de référence pour la photo : fidélité des couleurs, nombreux détails, une mise au point rapide, excellents capteurs… Mais depuis 2018 Samsung doit, en plus de son habituel rival de toujours Apple, faire front aux nouveaux photophones de Huawei et les Pixels 3 de Google. Pour 2019, Samsung doit relever de sacrés défis en photo pour réussir à s’imposer.

Samsung a mis du temps avant de passer le cap des deux modules photo à l’arrière. Mais pour ses Galaxy S10 et S10+, on retrouve pas moins de trois capteurs dont un principal grand-angle de 12 mégapixels avec ouverture variable (f/1,5 ou f/2,4), un second de 12 mégapixels également, mais dédié au zoom x2 (f/2,4) et enfin, un troisième de 16 mégapixels pour le très grand-angle (f/2,2) à 123 degrés, tout de même. Cette année, qu’importe le modèle choisi, vous profitez de la même qualité photo.

Un premier capteur réussi

Comme évoqué dans notre test du S10+, la proposition globale de Samsung s’avère satisfaisante. Difficile de rater un cliché quand les conditions se trouvent optimales. Sous le soleil et en extérieur, le capteur principal réussit sans mal à reproduire des couleurs vives, de forts contrastes, de très nombreux détails et une gamme dynamique convaincante. L’intelligence artificielle, si vous décidez de l’activer, a tendance à un peu exagérer les couleurs, cela se remarque sur le vert de la végétation et le bleu du ciel. Mais le véritable secret de Samsung reste sa capacité, je crois, inégalé, dans l’auto focus. Même avec un peu de mouvement, l’appareil enregistre à une vitesse folle un maximum d’informations pour éviter le flou. Le mode portrait est une déception. L’effet de flou en arrière-plan et le détourage parfois à côté de la plaque ne rendent pas le résultat très naturel. Adieu mèches de cheveux, adieu boucles d’oreilles… Cela se remarque encore plus avec l’effet un peu fantaisie de fond en noir et blanc. On trouve des zones de couleurs entre les cheveux ! Et en contre-jour, les couleurs se perdent.



















Le Huawei P30 et sa triplette de caméras avaient fait sensation à sa sortie pour les photos en basses lumières. Le Pixel 3 a lui tué un peu le game grâce à son incroyable performance logicielle malgré un seul capteur. Les Galaxy S10 et S10+ misent sur l’IA et la double ouverture de son capteur principal pour absorber un maximum de lumière. Il s’adapte donc, mais on ne trouve pas de mode entièrement dédié aux photos de nuit à l’instar de la concurrence. Si vous décidez d’activer l’intelligence artificielle, cela se fera automatiquement. Samsung améliore ce qu’on obtient avec les S9 et S9+, mais prend du retard face aux autres marques. Les clichés ne sont pas avares en détail même si on observe une nette perte par rapport à ceux pris de jour. Les couleurs se rapprochent d’un rendu réaliste tout comme les contrastes.













Le constructeur a tout de même mentionné l’arrivée prochaine, grâce à une mise à jour, d’un véritable mode nuit. On a hâte de l’essayer pour peut-être, on l’espère, se prendre enfin une belle claque pour les photos en basses lumières.

Le zoom x2

Le zoom optique x2 m’a particulièrement bluffée. Quand on veut faire un peu de macrophoto avec un smartphone, il faut maintenir une certaine distance afin de réussir à faire la mise au point sur notre sujet. Avec le S10, on peut compter sur son zoom pour capturer par exemple des fleurs sans recadrer par la suite avec le logiciel ou sacrifier la définition de la photo. Et ce même de nuit, si la source de lumière artificielle éclaire suffisamment la scène.









L’arrivée du très grand-angle

Le capteur très grand-angle applique l’habituelle distorsion propre à ce type de mode, mais contrairement à d’autres, la qualité des clichés se trouve préservée. Tout le monde n’utilise pas ce type de fonctionnalités, c’est avant tout une question de pratique et de goût, mais cela offre un avantage certain pour étendre son champ de vision. De nuit, le bruit s’installe.










Des vidéos bien stabilisée

La partie vidéo impressionne surtout grâce à l’arrivée d’un stabilisateur en Full HD. Bon, vous ne transformerez pas votre smartphone en action cam type GoPro non plus, mais la qualité de l’image et sa bonne stabilité lors de promenade par exemple pourrait remplacer d’autres caméras de poche comme la DJI Osmo Pocket par exemple. Les S10 et S10 + peuvent aussi filmer en 4K jusqu’à 60 images/s mais vous ne pourrez pas profiter du mode stabilisation évoqué précédemment. Néanmoins, le résultat reste plus que convenable. D’autres fonctionnalités plutôt bien pensées sont à découvrir tel que le slow-motion en 1080p (240 fps) et 720p (960 fps). Il y a de quoi libérer sa créativité et réaliser des vidéos de qualité.

Caméra avant

Contrairement au Galaxy S10 +, le S10 opte pour une seule caméra frontale de 10 Mégapixels (f/1,9). Le résultat s’avère satisfaisant avec une bonne retranscription des couleurs et assez de détails. Le mode portrait, avec un capteur en moins, n’apporte pas autant de satisfaction que son grand frère, l’effet paraît moins naturel et gère moins bien les contours quand il y a beaucoup d’informations.

Où l’acheter ?

Le Galaxy S10 existe en trois coloris différents : noir, vert et blanc. Sa version 8/128 Go coûte 909 euros tandis que celle avec 8/512 Go peut être achetée au prix de 1159 euros.

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