Test Huawei P30 : un compagnon photo infatigable

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Chaque année, la famille des Huawei P se décline en trois nouveaux modèles. Situé entre-deux, le P30 se veut le compromis idéal entre le premium Pro et la version allégée Lite : il profite de hautes caractéristiques, d’une proposition photo solide  et d’un design premium. Pour 2019 le géant chinois démontre encore une fois qu’il maîtrise son sujet en réalisant un quasi sans faute. Puissant, agréable aussi bien pour les yeux qu’une fois en main, il fait surtout la différence grâce à son impressionnante autonomie et la qualité de ses appareils photo.

Mais avant toute chose, jetons un œil à ses caractéristiques dans le tableau ci-dessous.

Nom Huawei P30
Taille de l’écran – Ecran OLED incurvé de 6,1″ au format 19,5:9
– Support du HDR10
-DCI-P3
Définition de l’écran Définition Full HD+ de 1080×2340
SoC – Processeur Kirin 980 (7nm)
– Octa-core ((2×2.6 GHz Cortex-A76 & 2×1.92 GHz Cortex-A76 & 4×1.8 GHz Cortex-A55)
– GPU Mali-G76 MP10
Logiciel – Android 9.0 Pie
– Surcouche EMUI 9.1
Mémoire vive 6 Go
Mémoire interne 128 Go
Port Micro-SD Port mémoire NM Card (jusqu’à 256Go)
Batterie – Batterie de 3650 mAh
– Huawei SuperCharge 2.0 40W
– Recharge Sans-Fil
– Recharge Inversée (Sans-Fil et Filaire)
Appareil photo dorsal – Triple appareils photo, le principal avec un capteur couleur de 40 Mégapixels, l’ultra grand angle avec un capteur de 16 Mégapixels et le téléphoto avec un capteur de 8 Mégapixels
– Objectif grand angle SuperSpectrum de 27mm avec une ouverture de F/1.6
– Objectif ultra grand angle de 16mm avec une ouverture de F/2.2
– Objectif téléphoto 5x de 125mm avec une ouverture de F/3.4
– Capteur TOF
– Stabilisation optique sur l’appareil photo principal et le téléphoto
– Traitement Leica
– Periscope Zoom : optique 5x et hybride 10x
– AF Hybride combinant AF Laser, détection de contraste et détection de phase
– Flash LED Dual-Tone
– Reconnaissance de Scène via Intelligence artificielle
– Enregistrement de vidéos jusqu’en 1080p/60 et 4K(2160p)/30
Appareil photo frontal Caméra frontale avec un capteur de 32 Mégapixels et un objectif grand angle F/2.0
Dimensions NC
Poids NC
Carte SIM Dual nano-SIM
Reconnaissance Faciale 2D uniquement
Capteur d’empreintes digitales Oui (sous l’écran)
Connectique – WiFi a/b/g/n/ac (2.4GHz et 5GHz)
– Bluetooth 5.0 LE, A-GPS+GLONASS, DNLA, Miracast (WiFi Direct), Google Cast
– NFC
– USB 3.1, port USB Type-C
– Baromètre, Gyroscope, Accéléromètre
– Capteur de proximité et de luminosité
– Podomètre
Prise jack Oui
Etanchéité à l’eau Oui (IP 68)
Coloris Twilight, Black, Midnight Blue, Pink Gold
Prix 799 euros (128 Go)

Maîtrise d’un design sans surprise

Peu de doute subsiste quant à la catégorie à laquelle appartient ce P30. Un format plutôt agréable, des finitions parfaites, petite encoche, un dos en miroir… Oui le P30 est un bien bel objet, plaisant à utiliser au quotidien, mais il paraît si quelconque, arrivé en mars 2019. Il incarne avec perfection les bonnes idées de ces derniers mois, mais suite à un Honor View 20 ou un Samsung Galaxy S10, il manque ce petit quelque chose qui le rende unique. Avec son notch en forme de goutte d’eau, la disposition de ses boutons et son dos vitrifié très salissant accueillant un triple module photo protubérant en haut à gauche, son design me rappelle grandement celui du Xiaomi Mi 9, qui me faisait lui-même penser au… Huawei P20 Lite. Ce n’est pas une mauvaise chose, on ne peut lui ôter une certaine maîtrise du design et un style tout en élégance, amplifié par le choix de ses matériaux et sa symétrie parfaite. Mais il n’a rien de surprenant.

Le capteur d’empreintes placé sous l’écran fait partie des tendances actuelles pour conserver un maximum de place à l’avant comme à l’arrière des smartphones. Celui de Huawei se montre plutôt convaincant au quotidien. Même si cette technologie demeure un peu moins rapide que les traditionnels lecteurs digitaux, elle fait preuve d’une bonne réactivité. Je n’ai pas eu l’occasion de m’en plaindre et au fil des jours, je ne fais même plus attention mon pouce vient se loger naturellement sur l’emplacement prévu.

Une superbe dalle Oled

Huawei a fait le choix d’une dalle Oled, avec une diagonale de 6,1 pouces. Elle affiche une définition Full HD+ (1080 x 2340 pixels) pour une résolution de 422 ppp environ et intègre une compatibilité HDR10. L’écran atteint un format de 19,5:9 grâce à l’emploi d’un petit notch arrondi : sa surface se trouve ainsi plutôt bien optimisée. Les bordures ne sont cependant pas les plus fines qui nous ont été données de voir cette année, notamment sur celles placées sur les côtés. Ça n’a rien de choquant, mais difficile ici d’oublier la présence du boîtier.

Intéressons-nous plus précisément à la qualité de cette dalle Oled. Clairement, c’est une réussite. La luminosité maximale permet de profiter d’une lisibilité optimale même sous le soleil. Le mode automatique réagit plutôt bien et en toute circonstance, garantissant une lecture agréable et sans risquer de s’éblouir. Paramétré sur un mode de couleurs vives, l’écran dispose également d’un profil “Normales” pour corriger un peu le bleu trop prononcé du blanc. De même, la température peut être modifiée en déplaçant le curseur sur le cercle chromatique ou en saisissant un mode prédéfini. Les couleurs normales et la température par défaut me paraissent être un combo parfait pour se rapprocher d’un rendu réaliste.

Android Pie 9 et EMUI 9

Le P30 fonctionne avec le tandem habituel Android/EMUI. Il tourne en effet sous Pie, la dernière version de l’OS de Google ainsi qu’une mise à jour de sécurité récente. À l’heure de l’écriture de ce test, le correctif date du 1er Mars. Plutôt encourageant ! Côté interface, le constructeur a installé EMUI 9.1. Comme toujours, les surcouches logicielles sous Android sont un parti pris qui plaira à certains, moins à d’autres. Quoi qu’on en dise, celle de Huawei n’a fait que s’améliorer avec le temps. Mieux organisée, moins intrusive, elle reste cependant très présente. Cependant, plutôt que de retirer certaines bonnes idées pour imposer sa vision des choses, elle vient surtout compléter l’expérience. De cette manière on retrouve le tiroir d’applications d’Android, tout en profitant de réglages supplémentaires pour l’affichage par exemple.








Le Kirin 980

Huawei était le premier constructeur à présenter une puce mobile gravée en 7 nm pour smartphone Android. Qualcomm puis Samsung ont respectivement dévoilé les Snapdragons 855 et l’Exynos 9820. Couplé à 6 Go de RAM et 128 Go d’espace de stockage, le Kirin 980 a déjà fait ses preuves entre le Mate 20 Pro et le Honor View 20. Pas de surprise donc, qu’il s’agisse de ses résultats aux benchmarks ou dans son utilisation au quotidien, le P30 affiche fluidité et gère les multiples tâches demandées sans sourciller.



Batterie et Autonomie

La durée de vie de sa batterie se révèle impressionnante. Avec une capacité de “seulement” 3650 mAh, le P30 ne s’essouffle qu’après deux bonnes journées d’utilisation. Chargé à 100 % le premier jour à 18h, il est descendu sous la barre des 50 % que 24 heures plus tard. Le troisième jour à 14h il lui restait encore 20 %, à 22h 10 % et il a tiré sa révérence que le lendemain matin au réveil à 7h30. Il fait ainsi honneur à ses prédécesseurs et ne vous faussera jamais compagnie par surprise. Tout comme nous vous le faisions remarquer avec le Honor View 20 ou le Mate 20 Pro, le Kirin 980 optimise considérablement la gestion de la batterie.

Côté recharge, il faut reconnaître que c’est un brin décevant. Livré avec un adaptateur Super Charge 22,5 W (le même que le Honor View 20) le P30 retrouve en une heure 70 % de ses capacités et il convient de patienter une quarantaine de minutes supplémentaires pour atteindre les 100 %. Bien entendu, comme bien souvent ce sont les derniers pourcentages qui se trouvent être les plus longs à récupérer, mais avec la recharge rapide et les 3650 mAh, on pouvait s’attendre à mieux.

La qualité photo se retrouve souvent comme un élément déterminant quand on souhaite acquérir un smartphone haut de gamme. C’est d’autant plus vrai que Huawei en a fait son principal argument de vente. La version Pro reste la plus aboutie de ce côté-ci, mais le modèle plus modeste réussi cette année encore à briller. Composé de trois modules photo à l’arrière, le P30 tire parti à la fois du P20 Pro de 2018 et du Mate 20 Pro. On a ainsi un capteur principal de 40 Mégapixels et un objectif ouvrant à f/1,8, un second ultra grand-angle de 16 Mégapixels avec une ouverture f/2,2 et enfin, un troisième et dernier capteur de 8 Mégapixels pour le zoom optique 5x et une ouverture f/2,4.

On se souvient du P20 Pro et notamment de son IA qui parfois exagérait fortement le rendu des couleurs jusqu’à gâcher le résultat, bien trop superficiel. Il semblerait que ce défaut ait été corrigé. La large palette de couleurs employée et les contrastes font honneur à la réalité. L’IA, qui peut être activée ou désactivée, tout comme le HDR, ne provoque pas de grand bouleversement, mais elle optimise notamment la gestion de la lumière. Par exemple, elle évite les cas d’image brûlée que l’on peut parfois trouver sur zones trop éclairée comme le ciel. De même, les algorithmes reconnaissent plutôt bien les scènes et permettent de basculer automatiquement vers le mode macrophoto.









Le zoom optique 5x, rendu possible grâce au deuxième capteur, réussit à conserver de nombreux détails. C’est peut-être le point le plus impressionnant de ce P30. Le résultat reste impeccable, à se demander après coup si on a réellement effectué un zoom. Même en basses lumières, les photos maintiennent assez de détails et de nuances dans les couleurs. Au-delà de 5x, le numérique prend le relais jusqu’à 10x, la différence de traitement ne fait pas illusion !












Utiliser l’ultra grand-angle n’est pas un réflexe pour tout le monde, mais compte tenu de la qualité de ce que propose Huawei, il pourrait changer nos habitudes, ou en tout cas les miennes. Ce type de capteur ne convainc pas toujours à cause d’un manque de piqué par rapport à la caméra principale et par la présence d’importantes distorsions sur les côtés des photos. Avec le P30, même si on observe parfois quelques petites déformations, les photos apportent satisfaction et donnent l’occasion de capturer des scènes impossibles avec simple grand-angle.



En basses lumières, Huawei reste fidèle à sa réputation et livre des photos de qualité. Le mode nuit peut vraiment faire la différence. Les clichés retranscrivent des éléments qui étaient alors absents, plongés dans la pénombre sans ce mode. Évidemment, ce procédé fonctionne surtout sur des scènes figées. Comme le temps d’obturation s’agrandit pour absorber un maximum de lumière, le moindre mouvement va former des liserés et rendre le sujet flou.













La caméra frontale et ses 32 Mégapixels (f/2,0) offrent la même qualité que son grand frère le P30 Pro. Les autoportraits respectent assez bien le grain de la peau et les effets de textures. Le logiciel donne le loisir de jouer avec l’effet bokeh du mode portrait ainsi que le désormais classique mode beauté. Le détourage oublie quelques mèches rebelles, mais globalement, le résultat est satisfaisant.


Où l’acheter

Comptez 799 euros pour le Huawei P30 avec une mémoire de 128 Go + 6 Go.

Galerie Photo
















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Source: LeJournalduGeek

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