Les meilleurs films de 2018 : notre top 20

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En 2018, festivals inclus, j’ai traîné un peu plus de 400 heures dans un cinéma. Ça fait un peu moins d’un film tous les deux jours. Et qu’est-ce qu’on tire de tout ça ? 20 excellents films, assez variés, mais où règne une ambiance sombre et arty. Voici mes vingt films préférés de l’année, et gardez bien en tête que ce top est purement personnel, subjectif, et qu’il ne concerne que les films que j’ai vu. Ma liste complète est disponible ici !

20) Le Grand Bain

Quelques siècles après Narco, Gilles-Lellouche signe un film bizarrement lumineux, autour de l’environnement le plus anti cinématographique possible (juste après l’arrêt Gabriel Péri sur la 13) : une piscine. Dedans nagent des loosers dépressifs, au fond du trou, tous avec un sérieux problème à régler. Et comme le sport et l’esprit d’équipe sont de bonnes thérapies, ils vont avancer ensemble. Le film est cru, borderline cruel, puis il redevient chaud et plein d’espérance, jusqu’à un happy end un peu surréaliste. Ces hommes-là (et Virginie Efira, toujours au top où qu’elle soit) sont brisés, beaux, ratés, et remettent en perspective cette fameuse masculinité adorée des podcasts français – ici, elle est sensible, fragile, elle dit ce qu’elle pense et n’a pas peur de transmettre ses émotions. C’est presque subversif, et on parle toujours d’une comédie. «Arrête de vomir, c’est pas productif ». Points bonus pour Philippe Katerine, au sommet de son art.

19) Cold War

Il se rencontrent à une audition façon Nouvelle Star, lui est un Manoukian beau gosse, elle une voix glacée et fougueuse. Ensemble, ils vont redorer le blason du bloc soviétique par la prisme de l’art, des danses, des chants patriotiques. C’est l’amour fou, donc irrationnel, puis il passe à l’Ouest tant qu’il est encore temps, mais elle ne veut pas. Et c’est la TRAGÉDIE. Ils se courent autour, les années passent, ils deviennent apatrides, l’art et les sentiments prennent trop de place l’un sur l’autre… bref, ils sont animés par des conflits dramaturgiques simples et efficaces, coincés dans un noir et blanc sophistiqué. Les séquences musicales sont galvanisantes, le tout beau à pleurer. C’est du vieux cinéma émulé, c’est par Paweł Pawlikowski (Ida) et le dialogue final est d’enfer. C’est beau. (Voir aussi : Leto, Roma)

18) Blindspotting

Vous n’avez probablement pas entendu parler de ce rescapé du festival de Deauville. Blindspotting est l’histoire d’une amitié vouée à se compromettre : copain A essaie de laisser filer son dernier jour de conditionnelle sans embrouilles, copain B (un clone de Macklemore) est un mec hyperactif, perpétuellement énervé, qui ne se balade jamais sans un flingue. A est noir, vit dans un quartier craignos d’Oakland, et assiste à une violence policière – pour ne pas dire meurtre d’un mec noir par un policier blanc. Alors, on rentre dans le rang sans broncher, ou on risque fort de retourner au mitard ? Les deux sont déménageurs, et les acteurs sont copains comme cochons dans la vraie vie. Et cette injustice sera la source d’un film, vous l’avez deviné, très sociétal sur l’Amérique et ses démons actuels. Une belle (sic) carte postale sur Oakland et sa gentrification, et une capacité étonnante à naviguer entre les tons et les genres, baladé entre des punchlines hilarantes et le plan sidérant d’un bébé qui fait joujou avec un flingue. Même si sa fin est un peu lourde et prescriptive, elle reste infiniment meilleure et plus cool que le Spike Lee dans son intégralité. Blindspotting est l’avatar annuel du cinéma indépendant américain qui se respecte et qui nous respecte.

17) Sans Un Bruit

Film d’horreur high-concept de Jim-de-The-Office, Sans Un Bruit fait bien tout ce qu’il propose. Rappel des titres : des monstres vous zigouillent en deux-deux si vous faites trop de bruit. John Krasinski et Emily Blunt doivent composer avec ce paramètre un peu gênant pour la vie quotidienne, et tenter de rester en vie dans une ferme reculée. Sauf que : la femme est enceinte, il faudra accoucher dans le silence, et les bébés ne sont pas connus pour leur mutisme. Meilleur film de la catégorie « fait son taf » : seulement une heure trente pour exposer le concept, jouer avec un minimum, présenter des éléments perturbateurs et les régler. À un moment, on nous montre un clou qui dépasse d’une planche d’escalier. C’est prévisible, mais on grince des dents si fort d’avance que ça en vaut la peine. Il n’y a pas une scène en trop, pas la moindre marque d’humour sans que ça manque, prenez-en tous de la graine svp. Dommage que l’affiche française soit toute nulle mais je pinaille.

16) Phantom Thread

Ce film est INTENSE. Et très angoissé. C’est Paul Thomas Anderson, donc très concentré dans son ouvrage, il y a plus de sens que d’images dans le métrage, et on n’a la grille de lecture complète que très tard. Ce film pourrait être porté par ses personnages seuls, et son rôle central d’artiste égotiste et à l’Oedipe un peu trop présent. C’est bien plus que « gneu gneu souffrir/tout sacrifier pour l’art ». C’est british, c’est la mode, c’est une relation toxique comme une bonne omelette aux champignons vénéneux, c’est le tango masochiste, c’est Phantom Thread et ça s’approche de l’excellence.

15) L’Ile Aux Chiens

Sans surprise, le dernier Wes Anderson est super. Dans ce film d’animation, il parle des chiens (à moins que ce ne soit les vieux japonais ?) placardisés dans une poubelle géante dans le néo-Japon. Les obsessions sont là : symétrie partout, amour naissant entre ados, tons sépia, casting all-stars. Les personnages parlent et répliquent avec un timing réfléchi, comme s’ils étaient dans un sketch de rakugo. On y cultive une grammaire jusque dans les mouvements de caméra, qui eux aussi constituent des sketchs en trois actes. Akira Kurosawa est référencé partout. Au son, c’est Desplat qui joue du taiko. Les weebs adorent, les cinéphiles aussi. Le film est un exemple de fluidité et attention, il est à regarder en version originale.

14) Climax

Bon ben voilà, maintenant je pense comprendre le cinéma de Noé. La trentaine approche, la jeunesse s’en va, les goûts changent et évoluent… ou peut-être qu’il a réalisé un best-of réussi de son répertoire ? Le côté « gamin qui s’amuse avec des idées extrêmes » est toujours là, mais il n’y a pas ce petit truc insupportable ou lénifiant que ses détracteurs peuvent trouver à ses autres films – Enter The Void est graphiquement splendide, mais il dure trois ans de trop, par exemple. Climax est beaucoup plus court, techniquement impressionnant, sa première séquence (de danse) est fantastique. Le reste est simpliste et complexe à la fois, entouré d’une liste de petits trucs rigolos – le bruit de buzz qui étouffe, les cartons qui vous assomment de présents de vérité générale, les discussions de ces danseurs qui ne peuvent, secrètement, pas se voir. Ça tourne mal, la caméra ne finit pas de tourner et de se retourner. Clivant, comme d’habitude, mais pour une fois la chose est suffisamment compacte et sensée pour que ça marche.

13) Plaire Aimer Courir Vite

« Vous faites quoi dans la vie ? – Je cours à ma perte »
Live fast, die young. Le cinéma de Christophe Honoré n’est pas toujours des plus accessibles, mais le timing est bon : un an après 120 BPM, Honoré se projette dans Vincent Lacoste (big up à Première année, cool aussi), qui rencontre un dramaturge plus âgé et atteint du SIDA. Et en avant pour l’histoire d’amour où l’on cite des grands auteurs au lieu de le faire, l’amour, parce que c’est un risque morbide. Les dialogues sont diablement écrits, il faut l’accepter. Même limonade que Robin Campillo, notamment dans sa capacité à restituer les années 90. Et pourtant, c’est un film aux antipodes. C’est un sujet de toute évidence intime, dans lequel il injecte moult romantisme et romanesque. Il n’a pas peur d’être culturel, et choisit un angle plus lumineux pour une issue qu’on sait fatale. On y retrouve Denis Podalydès dans un vrai rôle, youpi !

12) Mirai

Le Mamoru Hosoda nouveau poursuit sa démarche toute Sainte-Beuvienne du « les étapes de ma vie racontées en dessin animé ». Dans cet épisode : l’arrivée du deuxième enfant et la jalousie du premier, au sein d’un incroyable foyer de Yokohama, tout en horizontalité. Science-fiction, famille, gestion de l’espace, et si le véritable nouveau Spielberg, c’était lui ? Mirai sonne moins grandiose que ses films précédents mais ça ne doit en aucun cas être retenu contre l’auteur. «Filmé » à hauteur d’enfant, un peu mécanique et duel mais toujours inventif et enchanteur, la formule marche encore. Pas sûr que ce soit éternel, il est mal-aimé des fans, qui n’acceptent pas toujours qu’il ne fasse pas un quatrième film “grandiose” de suite.

11) Foxtrot

Ironie : le film. Pas le plus sexy de cette sélection, le plus théâtral aussi, c’est littéralement un drame en trois actes. Voici le pitch. « Michael et Dafna, mariés depuis 30 ans, mènent une vie heureuse à Tel Aviv. Leur fils aîné Yonatan effectue son service militaire sur un poste-frontière, en plein désert. Un matin, des soldats sonnent à la porte du foyer familial. » Ils le croient mort. Mais on le suit lui juste après, sans connaître la temporalité. Puis on retourne aux parents. Quelque chose cloche. Puis on finit par tout comprendre et on applique la paume de votre choix sur le visage, pour l’une des meilleures chutes de l’année. Entre temps, on assiste au théâtre de la tragédie et de l’absurde à Tsahal, où les braves soldats s’ennuient dans un caisson incliné, quand ils ne font pas d’immenses bavures ou qu’ils ne trompent pas l’ennui. Aucun paragraphe ne rendra justice à ce film politique peu aimé à domicile, en tout cas par son État-Major, vous comprendrez vite pourquoi.

10) Hérédité

Vous pensez qu’il n’existe plus de bons films d’horreur au cinéma ? Sous-entendu, pas « des films faits pour marcher automatiquement et qui rendent dingues les salles de publics d’ados qui se battent en pleine projection » ? Tout le monde – y compris ces derniers – devrait mater Hérédité. Devant, personne ne moufte. Il n’est plus vraiment possible de faire peur, mais ce film fait se tortiller sur sa chaise, encore et encore. Son imagerie morbide (il n’a pas peur de tout montrer), la performance de Toni Collette, quelques moments de bravoure de la réalisation en font un moment intense et précieux dans cette année cinéma. Point bonus : on y trouve l’un des plus beaux moments « OUPSSSS » de cette année. Dès qu’un personnage mentionne une allergie, on sait que ça va avoir une importance plus tard. MAIS COMME ÇA ? Le public a vu flou.

9) Spiderman : New Generation

Peut-être un méchant biais de récence, car celui-là s’invite très en retard à la fête, mais mes aïeux, quelle claque visuelle. Il faut juste outrepasser le scénario sur rails (vous avez tout deviné dès qu’on a vu tous les personnages, et l’histoire est vue et revue) et tout le reste claque. C’est un film d’animation créatif…par Sony, faites un vœu. Il est visuellement délicieux d’un bout à l’autre. En permanence, des idées de cinéma, de bande-dessinée, de comics, de manga. Des jeux de positions, de cadrages, de mouvements, d’animation et d’animations, le travail est immense et il se sent. Il rend le bazar du Spiderverse ludique et passionnant, et enterre tous les films-live, qui prennent soudainement un immense coup de vieux.

8) Nos Batailles

Eh bien, la cellule familiale est ruinée, c’est une grande constante de ce classement. Avec En Guerre de Stéphane Brizé, on faisait un pas de côté sur le sujet, avec l’aliénation au travail comme point nodal. Dans Nos Batailles, la vie de Romain Duris se casse la figure à vitesse flash. Au local du Amazon-mais-pas-Amazon du coin, un de ses collègues se suicide. Le lendemain, sa femme s’en va. Il faut expliquer ça aux enfants. Il perd un peu pied et se bat, figurativement et un peu littéralement. Nos Batailles est un concentré de désespoir qui pointe mais qui n’envahit jamais vraiment, un scénario catastrophe permanent, mais toujours avec une lueur d’espoir au bout. Ça sonne physiquement épuisant, ça ne l’est pas tant que ça : il y a un bout du tunnel, une chute plus chaleureuse, alors tout est pardonné. Même son humour pince-sans-rire fait toujours mouche : quand on demande à la RH de faire quelque chose parce que l’entrepôt est trop froid, le port du bonnet de Noël devient obligatoire. Et puis il y a ces scènes superbes, une carte qui ne passe pas et qui déclenche une suite malheureuse d’événements, une discussion avec une sœur reloue, une danse sur Michel Berger… tout le monde improvise le gros des dialogues, ça se voit, le tout n’en devient que plus réel. (Voir aussi : En Guerre et un autre film beaucoup plus haut dans ce classement)

7) 3 Billboards Outside Ebbing, Missouri

Le plaisir de voir La forme de l’eau et Del Toro couronnés au Oscars était bien réel. Mais voici le véritable sleeper hit de cette sélection. Les panneaux de la vengeance et son titre français à coucher dehors convoquent des émotions très brutes chez le spectateur. L’injustice, l’incompréhension, et cette bonne vieille vengeance et ses enjeux simples et satisfaisants pour l’âme. Des ploucs, du racisme, des flics ripoux, une mère qui ne lâche pas et un affreux meurtre qui semble impuni à vie. Tout n’y est pas blanc et noir, mais un peu quand même… et, au milieu, un plan-séquence de tabassage complètement lunaire. Ce film est hypnotisant.

6) Mission Impossible Fallout

Le meilleur blockbuster de l’année. Mission Impossible ne serait-il pas en train de supplanter James Bond ? Le yes man officiel de Tom Cruise, Christopher McQuarrie, rempile pour offrir ce qui se rapproche le plus d’un divertissement parfait. Long, dense, il passe en un éclair, et maîtrise la gestion de la tension – une solution, deux problèmes qui apparaissent. Au final, il n’y a que cinq grosses scènes d’action dans ce film, et elles sont toutes excellentes. On y allie ramage et plumage, on se permet des idées zinzin pour filmer, Tom Cruise donne beaucoup de sa personne, bref on nous prend pas pour des idiots. Quel panard !

5) Une affaire de famille

Le deuxième Kore-Eda de l’année est aussi la Palme d’Or 2018. Largement méritée : hautement subversif au Japon, il raconte les liens arbitraires, pas ceux du sang. La famille qui triche, la famille roublarde, la famille qui vole : ne faites pas ça chez vous, etc. À mi-chemin, il rentre en transe, et toutes les scènes comptent triple. Immersif en diable, plein de (bon) sens, bien filmé, bien interprété, on n’y trouve aucun véritable défaut. Très politique mais pas que, il est encore en salles et il pourrait faire exploser ce réalisateur indispensable en France, foncez. (Voir aussi : son penchant américain The Florida Project, où l’on convoque l’amérique white trash ostracisée à deux pas de Disneyworld)

4) La Nuit A Dévoré Le Monde

Le postulat est fantastique. Sam passe en coup de vent dans une fête parisienne pour y chercher des affaires chez son ex. Il s’enferme, s’endort, et c’est l’apocalypse zombie au réveil. C’est parti pour la survie dans les appartements Haussmaniens et dans un Paris vide (quelque part entre le fantasme et l’exploit de cinéma) – et pour faire de la musique concrète dans les moments d’ennui, parce que pourquoi pas. You go, Sam. Et nous on prend un grand plaisir devant le film de genre français à son meilleur. (Voir aussi : Dans la brume)

3) Les Garçons Sauvages

Nouvelle vague, avant-guardiste, rétro, tout à la fois, c’est Bertrand Mandrico qui fait un film en noir et blanc où cinq mauvais garçons doivent être punis et sont envoyés sur une île paradisiaque où ils apprendront camaraderie et virilité. Sauf que, vous le comprendrez vite, tout le casting est incarné par des filles – dont la tornade Vimala Pons. Les Garçons Sauvages est une énorme licence artistique à lui tout seul. Chaque image, chaque plan, est un petit délice, est issu d’une idée de cinéma. C’est zinzin et très esthétisé, promis à de nombreuses futures thémas et rétrospectives spécialisées, donc excluant, mais c’est à voir sans conditions. (Voir aussi : le film juste après)

2) Battleship Island

L’un des drames de l’année. Ce film de Ryoo Seung-wan a été distribué dans une salle et demie – littéralement – dans toute la France. France donc privée d’un métrage épique, qui raconte l’internement des coréens sur l’île d’Hashima par les japonais. Avec son budget de 21 millions de dollars (soit trois de moins que les Visiteurs 3), ce film donne l’impression que chaque brouzouf a été soupesé et utilisé le plus intelligemment du monde. CHAQUE plan est zinzin dans Battleship Island. C’est une fresque qu’on voudrait durer des heures et des heures, qui a reçu l’attention inversement proportionnée à ce qu’il méritait.

Quelques mentions honorables pour respirer avant le numéro 1, qui est très velu : Le prix du biopic cool quand même est attribué à Moi, Tonya. Jurassic World : Fallen Kingdom est sauvé par Bayona, car c’est Bayona et c’est le meilleur (l’argumentation est mon crédo). Personne ne peut voir Mandy normalement, il ne sera pas distribué, il fallait traîner ses guêtres en festival. C’est bien dommage car c’est probablement le dernier film intéressant avec Nic Cage. Et quel film… J’ai une grande tendresse pour Assassination Nation. Et Damien Chazelle sort un film et il ne se retrouve même pas dans les sommets ? First Man ne manque pas de qualités, c’est vrai, mais la concurrence est rude. Sans plus attendre…

1) Jusqu’à La Garde

Ow. Ouhla. OUÏLLE.

Le meilleur film de l’année est d’une grande noirceur et d’une grande perversité. Pas de bol. Les années paires, sans doute. Ce top eusse-t-il existé en 2016, il eût consacré Nocturama.
Même le titre est génial. Le film de l’année est aussi un premier long-métrage du très très très prometteur Xavier Legrand. C’est aussi une grande tragédie : le couple Besson divorce, et la garde partagée de son fils est contrainte. Le garçon ne veut plus voir son père, ce dernier, taciturne, est accusé de violences, et on ne sait pas encore si la maman est victime ou indifférente. Le drame évident se joue avec un doute un peu pervers du spectateur. Toutes les clés de ce film seront disséminées à l’oeil averti dès la première séquence – une audience civile qui va prendre cette décision préliminaire – ou tout du long d’un deuxième visionnage, qui saura où le film atterrit. Pas besoin d’attendre la conclusion, qui verse dans le film d’horreur, pour perdre des années d’espérance de vie à stresser comme jamais. Jusqu’à la garde est un film virtuose qui trouve de l’angoisse pure partout dans un quotidien qui parlera à tout le monde. C’est un affreux moment à passer mais un grand grand moment de cinéma, et la direction d’acteurs et son trio de tête est dantesque. L’amour est mort à jamais, tant pis, mais bravo. Le cinéma, lui, se porte bien.



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Source: LeJournalduGeek

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