[Alors, on regarde ?] NOS4A2 : Un anti-conte de fées bien glauque

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Amateurs de contes de fées et d’univers lumineux et légers, vous pouvez passer votre chemin sans attendre. Le titre, NOS4A2 (prononcer ”nos-fer-a-tou”), fait référence à un grand classique du genre, Nosferatu, un film d’épouvante allemand sorti en 1922 et on pourrait s’attendre à une énième histoire de vampires, kitsch et aseptisée. Il n’en est rien : l’introduction nous présente le petit Danny, un garçon solitaire et renfermé dont la vie va basculer en deux minutes, du fait d’un affreux personnage nommé Charlie Manx. Difficile à ce stade de faire le lien avec les vampires : son visage ravagé, ses yeux vitreux et sa dentition difforme, monstrueuse, tranchent avec tout ce qu’on peut s’attendre à trouver lorsqu’on évoque les monstres buveurs de sang. NOS4A2 nous prend donc par surprise en se débarrassant allègrement de tout ce qui ramène au cliché du vampire, sophistiqué, raffiné dans son impeccable trois-pièces et résidant dans un château gothique en Transylvanie.

A la place, ce premier épisode plante le décor en Amérique, en faisant des allers-retours entre le petit Danny et Vic, une jeune adolescente. Intelligente mais rêveuse, elle rêve d’une grande école d’art, coincée entre son père bienveillant, mais alcoolique et un peu misérable, et sa mère défaitiste et colérique. Ce foyer repose en équilibre instable, dans un quotidien rythmé par les disputes et les problèmes d’argent. Vic s’isole, et s’échappe au moyen de longues virées à moto dans la forêt. Des balades qui l’entraînent très rapidement sur une pente glissante, où les phénomènes inexplicables commencent à se succéder….

Une ambiance glauque très bien tenue

Ce premier épisode pose beaucoup, beaucoup, plus de questions qu’il n’’apporte de réponses. A vrai dire, c’est tout juste si les bases de l’intrigue sont posées. Les contours de l’histoire sont encore flous, à tel point qu’on ne sait ni quoi chercher, ni à quoi s’attendre. Cela participe largement au gros point fort de ce premier épisode : une ambiance résolument glauque, pesante, qui en dit tout juste assez pour susciter un tas de questions.

Le spectateur, un peu hagard, ne peut que s’interroger sur la nature exacte de tout ce à quoi il vient d’assister. Une retranscription efficace de ce que l’on imagine être l’état d’esprit des protagonistes, soudainement embarqués dans une histoire qui les dépasse : qu’est-il vraiment arrivé à Danny ? Pourquoi lui ? Quel rapport avec Vic et sa famille ?

Et quid de l’affreux Charlie Manx, dont l’aura malsaine pèse de tout son poids sur ce premier épisode ? Quelles sont ses motivations, d’où vient-il ? Et même : qu’est-il  ? Autant de questions qui restent sans réponse, que seuls les épisode suivants pourront éclaircir. On ressent un sympathique mélange de hâte et d’appréhension, à l’idée de découvrir les sombres desseins de Manx… Et les insanités que renferment Christmasland, à n’en point douter.

 



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Source: LeJournalduGeek

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